iPod
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• iPod shuffle
• iPod nano
• iPod classic
• iPod touch
iPod est une marque de baladeur numérique conçue et commercialisée par Apple Inc. et lancée le 23 octobre 2001. La famille de lecteurs iPods inclus un lecteur comportant : un disque dur, l'iPod classic ; un lecteur avec écran tactile, l'iPod touch ; l'iPod nano ; et le petit iPod shuffle. L'iPhone peut fonctionner comme un iPod mais est généralement considéré comme un produit à part. Parmi les modèles qui ne sont plus produits, on retrouve l'iPod mini et l'iPod photo (en réalité réintégré à la ligne des iPod classic). L'iPod classic utilise un disque dur de 1,8 pouces comme support de stockage tandis que les autres modèles utilisent tous de la mémoire flash (exception faite de l'iPod mini qui utilise un Microdrive) du fait de leur petite taille. Comme beaucoup d'autres baladeurs numériques, il est possible d'utiliser les iPods comme périphérique USB de stockage, la capacité de ce stockage variant selon le modèle.
Le logiciel iTunes développé par Apple peut être utilisé pour transférer des données vers l'iPod depuis certaines versions de Mac OS X ou de Microsoft Windows[1]. En janvier 2009 les ventes d'iPods (tous modèles confondus) atteignent les 206 000 000 d'exemplaires, ce qui en fait le baladeur numérique le plus vendu au monde.
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Historique [modifier]
Génèse [modifier]
En janvier 2001, lors de la keynote tenue à la Macworld Conference & Expo, Apple Inc. fait connaître par la voix de son CEO, Steve Jobs, son point de vue sur l'avenir de l'ordinateur et du Mac : « Mac can become the "digital hub" of our emerging digital lifestyle » ce que l'on pourrait traduire par « Le Mac peut devenir la plate-forme numérique de notre mode de vie numérique naissant ». L'ordinateur (ici le Macintosh pour des raisons commerciales), devient donc l'intermédiaire entre les différents appareils électroniques et/ou leurs supports. Les quatres éléments principaux autour de cette plate-forme sont, toujours dixit la firme, L'appareil photo numérique, la caméra numérique, le lecteur de DVD et son support le DVD et enfin le baladeur numérique[2].
Le 17 octobre 2001, l'information tombe, Apple invite une sélection de journalistes pour un Special Event, le 23 octobre 2001, au siège de la firme à Cupertino. La seule information disponible avant la présentation de l'iPod fut qu'il s'agissait d'un « Breakthrough digital device (it's not a mac) » ou « dispositif numérique révolutionnaire (ce n'est pas un mac) »[3].
Steve Jobs, lors de la présentation du 23 octobre 2001 revient sur le concept introduit de plate-forme numérique. De son coté Apple avait développé des logiciels pour chacun des appareils numériques principaux, iMovie pour la vidéo, iTunes pour la musique, iDVD pour les DVD et enfin l'application Capture d'image (« Image capture » en anglais) de Mac OS X pour transférer les photos des appareils vers le Mac. Ces applications sont rassemblés sous le nom plus général d'iApps qui deviendront ensuite des composants de la suite logicielle iLife (hors Capture d'image qui est inclut dans le système d'exploitation). Il existe donc des applications pour tirer partie des appareils, mais aucuns de ces appareils n'est capable de tirer partie de ces logiciels. Il restait ensuite à trouver dans quel domaine l'appareil allait prendre sa place, le choix fut la musique. Le concept de l'iPod est ainsi né. La première raison évoquée pour ce choix est « We love music » (« Nous aimons la musique »), cette raison est appuyée par le fait que la musique fait partie intégrante de la vie de chacun, il s'agit donc d'un domaine à large cible. Une autre remarque faite lors de la conférence est qu'à l'époque il n'existait pas encore de leaders sur le marché, ni les petits comme Creative ou les mastodontes comme Sony n'ont réussi à s'imposer[4].
Ainsi Steve Jobs demanda au chef de l'ingénierie matérielle (« hardware engineering chief »), Jon Rubinstein, de former une équipe d'ingénieurs et de designers pour créer les iPods. On y retrouvait entre autre les ingénieurs matériels Tony Fadell et Michael Dhuey[5] ainsi que le designer Jonathan Ive. Le développement de l'iPod n'est pas l'unique fruit d'Apple. La base de travail fut une plate-forme de référence de la taille d'un paquet de cigarette réalisé par startup de la Silicon Valley PortalPlayer, à laquelle ont été ajoutés des fonctionnalités supplémentaires telle que la lecture du format AAC. L'idée de la molette de défilement de l'iPod, a été sugéré par Phil Schiller, directeur marketing d'Apple[6] Il aura fallu au final moins d'un an pour mettre au point la première génération d'iPods[7].
La marque déposée [modifier]
Le nom iPod fut proposé par Vinnie Chieco, un publicitaire indépendant contacté (lui et d'autres) par Apple afin de mettre au point une présentation du nouveau baladeur au public. Steve Jobs, instigateur du projet, insistait bien sur la stratégie de la plate-forme numérique autour du Mac, Chieco parti donc de cette idée. Pour lui, la plate-forme par excellence est un vaisseaux spatial, qu'il serait possible de quitter avec un plus petit vaisseau (pod en anglais). Néanmoins il est nécessaire de revenir au vaisseau spatial pour s'y ravitailler.
Après avoir vu, l'un des prototypes, Chieco se souvint d'une scène du film 2001 : L'Odyssée de l'espace « Open the pod bay dor Hal! », il lui suffisait ensuite d'y ajouter le "i" que l'on retrouve chez l'iMac et l'iBook et le nom iPod fut formé[6]. Apple parti ensuite à la recherche de la marque déposée et découvrit qu'elle était déjà utilisée. Joseph N. Grasso du New Jersey, l'avait déposé à l'United States Patent and Trademark Office (USPTO) en juillet 2000 pour des bornes Internet. Les première bornes iPod ont été présentées au public en mars 1998 et son utilisation commerciale a commencé en janvier 2000 mais leurs utilisations a cessé en 2001. La marque déposée a été enregistrée à l'USPTO en novembre 2003 puis Grasso l'a assigné à Apple Computer, Inc. en 2005[8].
2001 [modifier]
Le 3 novembre 2001 la version 2.0 du logiciel iTunes nécessaire pour la gestion de l'iPod est disponible sur le site Apple.com[9], une semaine plus tard, le 10 novembre 2001, les premiers modèles d'iPods font leurs apparitions dans les rayons des magasins et dans l'Apple Store. Ils sont équipés d'un disque dur de 5 Gio, leurs charges et les transferts de données se font par FireWire et ils sont uniquement compatible Macintosh (Mac OS 9 et Mac OS X avec iTunes 2)[10]. Leur prix de vente initial était de 399 USD, 3 490 FF[11] et 749 CHF[12].
2002 [modifier]
Lors de la dernière Macworld Conference & Expo/Tokyo en mars, la gamme de l'iPod se voit étendue avec un nouveau modèle comportant un disque dur de capacité deux fois plus importante, 10 Gio et son prix atteint 499 USD, 599 € HT[13] et 959 CHF[14]. Le modèle 5GB quant à lui ne change pas de prix depuis son lancement excepté dans la zone euro, où depuis la mise en place de la monnaie unique européenne, son nouveau tarif est de 459 € HT. Lors de l'achat, une option de gravure de deux lignes de textes au dos de l'iPod est proposé pour 50$. Une mise à jour logiciel de l'iPod, lui apporte un égaliseur ainsi qu'un carnet d'adresse importable depuis Microsoft Entourage, Palm Desktop et le carnet d'Adresse de Mac OS X[15].
La ligne des iPods subit un petit rafraîchissement lors de Macworld Conference & Expo/New York, le 16 juillet 2002. En sus d'une baisse significative à 299$ du modèle avec 5 Gio de la première génération, la seconde génération d'iPod est présentée en remplacement de la précédente. Celle-ci dispose d'une nouvelle molette non plus mécanique comme auparavant mais d'une molette tactile « touch wheel », prédécesseur de la Click Wheel. La capacité des disques durs est portée à 10 Gio et 20 Gio, enfin une autre évolution et non pas des moindres car elle sera en partie responsable de son succès mondial, la compatibilité officielle de tous les iPods, avec le système d'exploitation Microsoft Windows (XP,Me et 2000) grâce au logiciel Musicmatch Jukebox. Avec l'arrivée concomitante d'iTunes 3, l'iPod se voit doté des nouvelles fonctions dont les listes de lectures intelligentes « Smart Playlist ». Annoncé mi-juillet, les versions Mac sont apparues dans les rayons et ont été livrées début août, tandis que les versions Windows sont apparues et ont été livrées plus tardivement, fin août[16].
En septembre, l'iPod est temporairement interdit de vente en France en raison d'une infraction du code de santé publique, qui interdit la puissance sonore émise par un baladeur MP3 au delà de 100 dB. L'iPod pouvait lui atteindre 104 dB. Cela a été corrigé courant octobre par une mise à jour du micrologiciel afin de permettre sa remise en vente[17].
2003 [modifier]
Annoncé courant décembre, à partir du 8 janvier 2003, Apple propose des iPods avec comme gravure des autographes de Madonna, Tony Hawk, Beck ou No Doubt au même prix que la gravure habituelle soit 49 $[18].
Le 28 avril 2003, Apple tient une conférence au Moscone Center à San Francisco, dans la même salle qui accueille chaque année la Macworld Conference & Expo/San Francisco. Il y est présentée la troisième génération d'iPod ainsi que le service d'achat de Music intégré à iTunes : l'iTunes Music Store, devenu depuis l'iTunes Store. Cette nouvelle génération d'iPod de 10, 15 ou 30 Gio de capacité, apportent entre autre le Dock Connector[N 1], un aspect légèrement retouché, le support de l'USB ainsi que l'unification des modèles Mac et Windows. Ces nouvelles améliorations sont tempérées par une baisse de l'autonomie à 8h au lieu de 10h. Toujours lors de cette conférence, le CEO d'Apple Computer annonce avoir vendu plus de 700 000 iPods dans le monde, ce qui fait de l'iPod dès lors, le baladeur numérique le plus vendu au monde[19].
Cinq mois plus tard, le 8 septembre 2003, la troisième génération d'iPods subit un petit lifting : les modèles 15 et 30 Gio passent respectivement à 20 et 40 Gio tout en voyant leur prix diminuer en Europe (-20 CHF, -50 €)[20].
- 299 $, 349 € ou 479 CHF pour le modèle 10 Gio ;
- 399 $, 449 € ou 629 CHF pour le modèle 20 Gio ;
- 499 $, 549 € ou 779 CHF pour le modèle 40 Gio.
2004 [modifier]
Le 6 janvier 2004, lors de l'habituelle keynote à la Macworld Conference & Expo/San Francisco, Apple présente une nouvelle gamme d'iPod lancée pour concurrencer les baladeurs numériques flash haut de gamme (100 $ et plus) : l'iPod mini. Parmi les innovations qu'il apporte, la Click wheel en est la plus importante, il reste aujourd'hui le contrôleur de références sur les iPods classics et nanos. Comparé à un iPod classic, tout y a été réduit : la taille, l'écran, le disque dur (ici un Microdrive) et le prix. Seule l'autonomie de l'iPod mini reste comparable à celle de la troisième génération d'iPod avec 8 heures d'écoute. L'iPod mini apporte aussi la couleur à la famille des iPods, non pas à l'écran, mais sur leur coque. Celle-ci est faite d'une pièce en aluminium anodisé de cinq couleurs différentes : or, argent, bleu, rose et vert[21]. Les commandes ont commencé à être honorées à la mi-février pour les USA, si bien qu'au 17 février, les pré-commandes ont atteint 100 000 pièces[22]. Annoncée pour avril en Europe, le succès des iPods mini aux USA va obliger Apple à repousser leur sorti au mois de juillet[23]. Il est vendu au prix de 279 € en France[24] et 369 CHF en Suisse[25]. En janvier 2004, le nombre d'iPods vendu depuis leurs lancement passe la barre des 2 millions d'appareils[26].
Signe de l'importance croissante de l'iPod pour la firme, en mai 2004 Apple revoit son organisation interne et crée la division iPod, jusqu'alors intégrée à la division Macintosh[27].
Sans événement particulier, une première pour le lancement d'une nouvelle génération d'iPod, Apple annonce le 19 juillet 2004, la sortie de la quatrième génération d'iPod. À l'instar de l'iPod mini, celle-ci est aussi équipée de la Click Wheel. L'autonomie est revue à la hausse avec 12 heures d'écoute annoncée par le constructeur. Les capacités disponibles sont désormais 20 et 40 Go. Le première modèle coûte désormais 299 $, 349 € ou 459 CHF tandis que le second coûte lui 399 $, 459 € ou 599 CHF[28].
Annoncé le 8 janvier 2004 et concrétisé le 27 août 2004, une alliance commerciale entre Apple Computer et HP permet à ce dernier de vendre des iPods sous sa marque. Contrairement au prototype montré en janvier qui était bleu, le produit final, un iPod de quatrième génération (20 ou 40 Gio) est difficilement différenciable de l'iPod Apple. La seule différence est la présence du logo HP sur la face postérieur de l'iPod sous la pomme Apple et le logo iPod[29].
Le 26 octobre 2004, Apple annonce la venue de deux nouveaux iPods. Le premier est un iPod de quatrième génération Spécial Edition U2 dont la face avant est noire et équipée d'une Click wheel rouge afin correspondre à l'illustration de l'album How to Dismantle an Atomic Bomb du groupe dont la sortie est concomitante. La face arrière arbore quant à elle les autophraphes des quatre membres du groupe[30]. Le second modèle est un iPod disposant d'un écran couleur et d'un disque dur de capacité plus importante (40 ou 60 Gio).
2005 [modifier]
Le 11 janvier 2005, lors de la Keynote d'ouverture de la Macworld Conference & Expo se tenant à San Francisco, le CEO d'Apple, Steve Jobs présente en one more thing[31] l'iPod shuffle. Il s'agit du premier iPod à mémoire flash et il est le plus compact de la famille. Il est proposé dès sa sortie en deux versions, 512 Mio ou 1 Gio. Contrairement aux autres modèles de la gamme, il ne possède pas d'écran, mais son faible prix relatif et son type de mémoire, moins enclin aux pannes que les modèles à disque dur, lui confèrent des atouts de taille, permettant à Apple d'entrer sur le marché des baladeurs numériques à mémoire flash, un créneau déjà très en vogue notamment sur les marchés asiatiques et européens. Les prix au lancement était de 109 €/159 € en Europe, 99 $/149 $ aux États-Unis et 139 CHF/199 CHF en Suisse[32].
Le 23 février 2005, la gamme des iPods est légèrement retravaillée. Les iPods mini sont désormais disponibles avec une capacité de 6 Gio en plus des modèles 4 Gio, leurs robes sont elles aussi revues avec quatre coloris disponibles : argent, bleu, vert et violet. Les prix baissent légèrement atteignant respectivement 199 $/249 $ aux USA, 209 €/259 € en Europe et 279 CHF/349 CHF en Suisse. La gamme iPod au sens conventionnel du terme, ne comprend plus que le modèle 20 Gio, afin de laisser plus de place aux iPods photo, ces derniers voient leur prix particulièrement diminuer passant ainsi respectivement à 349 $/449 $ aux USA, 389 €/489 € en Europe et 499 CHF/649 CHF en Suisse. Fait particulier des ces mises à jours, le câble FireWire ne fait plus parti des accessoires fournis[33].
Afin de simplifier sa gamme iPod, le 28 juin 2005, Apple réuni l'iPod Photo et l'iPod traditionnel sous la même gamme "iPod". Tous les iPods classic disposent dorénavant d'un écran couleur, il en va de même pour les modèles Edition Spéciale U2 ; au passage les prix des ces appareils continuent de baisser. La version 4.9 d'iTunes, lancée le même jour, apporte le support des Podcasts sur les ordinateurs mais aussi sur les iPods et iPods mini[34].
Le 2 juin, l'iPod mini fait son entrée sur le catalogue d'HP au coté de l'iPod[35] et le 1er juillet, c'est au tour de l'iPod shuffle de les rejoindre[36]. Mais fin juillet, retournement de situation, HP arrête la vente d'iPod sous sa marque, suite à un changement de stratégie commerciale instauré par la nouvelle direction[37].
Un page se tourne le 7 septembre 2005 avec le départ de l'iPod mini et l'arrivée de son successeur l'iPod nano. Il existe deux modèles de ce dernier, le premier avec 2 Gio de capacité, le second avec 4 Gio de capacité ainsi que deux coloris : blanc et noir. Au lancement leurs prix étaient pour les modèles de 2 et 4 Gio respectivement de 199 $ et 249 $ aux USA, 289 CHF et 369 CHF en Suisse et 209 € ou 259 € en Europe[38]. Un mois plus tard, 12 octobre 2005, c'est au tour des iPods classic d'être renouvelés avec l'arrivée de la cinquième génération dont l'apport majeur est le support de la vidéo. Deux modèles et deux couleurs sont disponibles, le premier modèle embarquant un disque dur de 30 Gio et le second un disque de 60 Gio. Les couleurs disponibles sont les mêmes que celles du nano avec le blanc et le noir. À cette occasion, l'Edition Spéciale U2, disparait du catalogue. iTunes 6 sorti en même temps apporte quant à lui les vidéos sur l'iTunes Music Store ainsi que des émissions de télévisions (Uniquement aux USA au lancement)[39].
2006 [modifier]
Lors de la conférence d'ouverture de la Macworld Conference & Expo/San Francisco 2006, le 10 janvier 2006 aucune annonce majeure n'est faite, seul l'accessoire iPod radio remote est présenté, il permet aux iPods vidéo et nano de recevoir la radio[40].
Le 7 février 2006, Apple procède à une baisse des ses deux modèles d'iPods shuffle et introduit un nouveau modèle d'iPod nano avec 1 Gio de capacité[41].
L'iPod U2 Special Edition est réintroduit dans le catalogue d'Apple le 6 juin 2006, il est basé sur l'iPod vidéo 30 Gio et reprend les couleurs des modèles U2 précédent. En supplément, il est vendu avec un bon pour télécharger 30 minutes de vidéos exclusives relative au groupe[42].
L'Apple Special Event It's Showtime qui s'est déroulé le 12 septembre 2006 au Yerba Buena Center for the Arts de San Francisco a été riche en nouveauté. Y ont été présenté la seconde génération d'iPod nano, ainsi que la seconde génération d'iPod shuffle. Tous les deux disposent d'une coque en aluminium anodisé tout comme le défunt iPod mini. L'iPod vidéo quant lui à voit son autonomie augmenter et le modèle 60 Gio passe à 80 Gio. L'iTunes Store propose désormais des jeux pour les iPods vidéo et nano[43].
Annoncé le 23 mai 2006, le kit Nike+iPod était disponible aux USA, courant juillet. Sa sortie européenne aura plus tardé : il a fallu attendre la mi-octobre pour le trouver dans les rayons[44]. Le 13 octobre 2006, Apple ajoute à son catalogue, un iPod nano 4 Gio Product Red. Pour chaque appareil vendu, Apple reverse 10$ pour les luttes défendues par Product Red[45]. Le 3 novembre l'offre est étendue au modèle 8 Gio[46].
2007 [modifier]
Le 9 janvier 2007, Steve Jobs présente au public, lors de la conférence d'ouverture de la Macworld Conference & Expo 2007, pour la première fois l'iPhone, le téléphone à écran tactile d'Apple[47].
La seconde génération iPod shuffle voit ses coloris renouvelés avec quatre nouvelles couleurs : vert, rose, bleu et orange en plus de l'argent qui est maintenu[48].
Le 5 septembre 2007, lors de l'Apple Event, Apple présente une nouvelle gamme d'iPod : l'iPod touch, similaire à l'iPhone il dispose aussi d'un écran tactile de 3,5 pouces. Deux modèles sont disponibles initialement le premier avec 8 Gio et le second avec 16 Gio. Est présentée aussi la troisième génération d'iPod nano, qui lui apporte entre autre, la possibilité de lire des vidéos ainsi qu'un aspect retravaillé, un lecteur moins haut, mais plus large. Les iPods shuffle arborent cinq nouvelles robes pastels et dont une aux couleurs de Product Red. Avec l'arrivée de l'iPod touch, l'iPod traditionnel, devient officiellement l'iPod classic. Cette sixième génération d'iPod arrive avec deux modèles de 80 ou 160 Gio en argenté ou en noir. Tous les iPods présenté ce jour, possède la nouvelle fonctionnalité Cover Flow déjà disponible sur iTunes depuis septembre 2006[49].
2008 [modifier]
Le choix parmi cinq coloris des iPod nano est étendu à six, avec l'arrivée d'un modèle rose le 23 janvier 2008, en prévision de la fête de la Saint-Valentin à venir[50].
Le mois de février apporte une révision des iPod touch, avec un modèle disposant de 32 Gio de mémoire flash qui viens s'ajouter aux autres à partir du 5 février 2008. Le même jour, des iPhone avec 16 Gio de mémoire viennent rejoindre les modèles 8 Gio déjà présents sur le marché. Cette mise à jour des gammes d'iPod touch et iPhone ne s'accompagne pas de baisse de leur prix[51] contrairement à l'iPod shuffle 1 Gio qui voit son prix baisser, le 19 février 2008 avec l'arrivée d'un nouveau modèle disposant de 2 Gio de mémoire flash qui vient le remplacer pour le même prix[52].
La WWDC 2008, début juin, aura été l'occasion pour Apple de présenter son iPhone 3G. Le 9 septembre 2008, lord d'un Special Event, Apple officialise la seconde génération d'iPod touch dont que la quatrième génération d'iPod nano. Cette dernière apporte pas moins de neuf coloris différents à l'iPod nano, ainsi la fonction Genius apparue avec la huitième version d'iTunes. Depuis ce même jour, l'iPod classic est uniquement disponible avec un disque dur de 120 Gio, toujours dans les même coloris argenté et noir. L'iPod shuffle quant à lui voit ses robes remplacées par quatre couleurs plus vives en plus de l'argenté[53].
2009 [modifier]
Le 11 mars 2009, Apple officialise la troisième génération d'iPod shuffle, deux fois plus petit en volume que la génération précédente, mais où la quantité de mémoire embarquée atteint 4 Gio. Les commandes sont déportées sur les oreillettes, nécessitant ainsi des oreillettes spécifiques pour fonctionner normalement. Cependant, la seconde génération d'iPod shuffle reste en vente mais uniquement dans son modèle comportant 1 Gio de mémoire[54]. Lors de la Worldwide Developers Conference, Apple officialise sa troisième génération d'iPhone, avec l'iPhone 3GS, visuellement identique à l'iPhone 3G, il n'en est pas moins plus rapide et plus puissant, ce qu'atteste son nom, le "s" correspondant à Speed, vitesse en anglais.
Les modèles [modifier]
iPod classic [modifier]
L’iPod, devenu iPod classic en septembre 2007, est un baladeur numérique utilisant un disque dur de 1,8 pouces. Il s'agit du premier membre de la famille des iPods à avoir été lancé. À ce jour, il existe six générations de ce lecteur. D'abord uniquement capable de lire de la musique, des fonctionnalités sont ensuite venues s'ajouter ; parmi elles, on retrouve les jeux, le carnet d'adresse et le visionnage de photos et de vidéos. Le modèle en vente actuellement possède un disque dur d'une capacité de 120 Gio et l'autonomie en lecture audio atteint 36 heures selon le constructeur.
iPod mini [modifier]
L’iPod mini est le second membre de la famille des iPod à arriver sur le marché. Plus petit et moins cher que son grand frère, dès sa sortie il est victime de son succès[55], le rendant difficile à acheter dans les mois qui suivront sa sortie aux USA et en Europe.
iPod nano [modifier]
L’iPod nano est le plus petit baladeur numérique avec écran conçu par Apple Inc.. Lancé en septembre 2005, il vient remplacer l'iPod mini techniquement dépassé. À ce jour, Apple à conçu et commercialisé quatre générations d'iPod nano, la dernière disposant de 4, 8 ou 16 Gio de mémoire. Grâce à son écran couleur, il est possible, en plus d'écouter de la musique, de visionner des photos et depuis la troisième génération également des vidéos. Apple le décrit comme « le lecteur de musique le plus populaire au monde »[56].
iPod shuffle [modifier]
L’iPod shuffle est le baladeur numérique, le plus petit et le moins cher commercialisé par Apple Inc. Lancé en 2005, en même temps que le Mac mini, il témoigne de l'évolution de la politique commerciale de la société qui tend à rendre ses produits plus accessibles. Sa particularité est qu'il ne dispose pas d'écran pour naviguer dans le répertoire musical. À ce jour, on compte trois générations d'iPod shuffle, la dernière étant constituée d'un modèle unique disposant de 4 Gio de mémoire flash et disponible en 2 coloris : noir et argenté.
iPod touch [modifier]
Lancé en septembre 2007, l’iPod touch est le dernier né de la famille des iPod. Sa particularité, qu'il partage avec l'iPhone, est son écran tactile de 3,5 pouces. En plus d'être capable de lire de la musique et des vidéos, il dispose d'une fonction terminal internet et rend donc possible la navigation sur internet via Wi-Fi grâce au navigateur Safari. À ce jour, il existe deux génération d'iPod touch, trois modèles étant disponible pour l'actuelle, avec 8, 16 ou 32 Gio de mémoire flash embarquée.
iPhone [modifier]
Bien qu'étant un produit à part, l’iPhone est un appareil conçu par Apple qui dispose des mêmes fonctions de l'iPod. Très proche de l'iPod touch techniquement, il se distingue par sa capacité à utiliser les réseaux de téléphonie mobile (EDGE et 3G) pour téléphoner et se connecter à internet. Lancé en 2007, il existe aujourd'hui trois générations différentes d'iPhone ; l'actuelle, l'iPhone 3G S, est composée de deux modèles disposant de 16 ou 32 Gio.
Les iPod au fil du temps [modifier]

Source[57]
Les éditions spéciales [modifier]
Pour agrémenter son offre iPod, Apple a, au fil des générations, vendus des éditions spéciales de son baladeur numérique. C'est le cas par exemple d'iPods classic dont le dos portait la signature gravée de différents artistes No Doubt, Madonna, Beck, Tony Hawk, Visionary pour Michael Jackson, cette dernière a été distribué par la radio Nostalgie, en uniquement 100 exemplaires[58].
Le premier modèle d'iPod Edition spécial diffusé à grand échelle fut la Edition Spécial U2. Il concernait les iPods de troisième, quatrième et cinquième génération. Sur sa face avant, sa coque est de couleur noir avec une Click wheel rouge. Sur la face arrière sont gravés les autographes des quatre membres du groupe irlandais.
Pour la sortie des livre Harry Potter en livre audio sur l'iTunes Store, Apple estampille un iPod vidéo des armoiries de Poudlard au dos. Avec l'appareil est inclut le téléchargement des six premiers livres audio (seuls disponible à l'époque), mais uniquement en anglais[59].
Une alliance commerciale entre Apple et HP, a permis au second de vendre des iPods sous sa marques et en échange, le constructeur s'est engager à installer iTunes sur tous ses ordinateurs grand public (HP Pavilion & Compaq Presario) ainsi que de mettre un lien sur le bureau vers l'iTunes Store[60]. Aujourd'hui rompu, l'accord concernait initialement les iPods de quatrième génération 20 et 40 Gio, puis dans un second temps les iPod mini et Photo, shuffle. Grâce au réseau de distribution d'HP, cela à permis à ces iPods d'être vendu dans des enseignes où Apple n'était pas présent à l'époque tel que Wal-Mart, Office Depot ou RadioShack}}[36]. Le service après vente de ces iPod était pris en charge par HP, les revendeurs Apple n'étant pas autorisés à les réparer car ces iPod étaient officiellement considérés comme des produits HP, bien que hormis le logo HP, rien ne les différenciaient d'un iPod Apple. Lorsque HP rompit le contrat avec Apple, ses ventes d'iPods présentaient 8% du total d'iPod vendus sur le troisième trimestre de 2005[37].
Avec l'arrivée de coloris pour les iPods nano et shuffle, Apple a choisit de soutenir (entre autre) la lutte contre le SIDA, en liant ses iPods rouge au programme Product Red. En faisant cela Apple s'engage à reverser une certaine somme d'argent pour chaque iPod Product Red vendu au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Ont été concerné par Product Red, les iPods nano de troisième et quatrième génération ainsi que les iPods shuffle de seconde génération.
Fonctionnalités [modifier]
Les iPods sont capable de lire différents formats numériques : MP3, MP3 VBR, AAC, AIFF, WAV, Apple Lossless. Ils sont conçus pour fonctionner de concert avec le logiciel iTunes sous Windows (à partir de Windows 2000) et Mac OS X (Mac OS 9 seulement pour les iPod de première génération). Sous Linux, ils sont utilisable avec gtkpod, Banshee ou Amarok. Son système d'exploitation, Pixo OS, initialement édité par Pixo, est à la fois léger et en ergonomique en utilisant la molette placée sur le coté.
L'iPod peut aussi être utilisé dans sa fonction de disque dur externe. Lancé avec une capacité de 5 Go, le modèle de sixième génération peut contenir jusqu'à 120 Go.
L'iPod est très lié à iTunes qui permet la gestion des contenus : la musique est synchronisée avec les paroles et la pochette du CD, si elles sont stockées dans iTunes ; les vidéos, les podcasts (Audio/Vidéo), les photos, les livres audio, et également les contacts et l'agenda, peuvent tous être stockés et lus. Il propose également quelques jeux simples et une horloge prenant en compte les fuseaux horaires. Sur les derniers modèles (Nano, 5G et Classic), l'achat de la télécommande Apple iPod Radio Remote permet de disposer d'un tuner FM. L'iPod est compatible Mac et Windows via une liaison USB 2 ou, pour les anciens modèles, FireWire.Pour les utilisateurs ne souhaitant pas utiliser le logiciel d'Apple ou pour les ordinateurs qui ne sont pas compatibles avec iTunes, il existe de nombreuses alternatives Open source[61]. Ces logiciels, tout comme iTunes, permettent de transférer des photos, des vidéos, des jeux vidéo, un carnet d'adresse, des bookmark ou un calendrier sur les iPods qui le permettent.
L'interface utilisateur [modifier]
Les iPods avec écran couleur utilisent une interface anti-aliasée. Tous les iPods à l'exception des shuffle et touch, possède uniquement cinq boutons. Depuis l'iPod mini, ceux-ci sont intégrés à la molette sous la forme de la Click Wheel ce qui permet une interface concise, minimaliste. Les boutons exécutent des fonctions simples telles que : menu, play, pause, piste suivante ou piste précédente. Le défilement à travers le menu et les listes, ainsi que le contrôle du volume se font en tournant la Click wheel.
Actuellement, l'iPod shuffle ne dispose d'aucune commande sur l'appareil. En lieu et place, les commandes se trouvent sur le câble des écouteurs, avec un bouton pour augmenter le volume, un pour le diminuer et entre les deux un troisième qui permet de faire play/pause ainsi que de sélectionner la piste suivante ou précédente. Pour sa part, l'iPod touch dispose d'un écran tactile de 3.5 pouces en plus d'un bouton accueil. L'interface de l'iPod touch est à quelques différences mineures près, la même que celle de l'iPhone. Tous deux utilisent l'iPhone OS.
Projets alternatifs concernant l'iPod [modifier]
L'iPod est doté d'un processeur, d'un disque dur et de mémoire vive. Il est donc possible d'utiliser celui-ci comme d'un petit ordinateur, bien qu'il soit initialement bridé par son concepteur, Apple.
Le projet iPod Linux est consacré à cette perspective et s'est fixé pour objectif de développer une version stable de Linux pour iPod. Bien que ce projet soit encore à l'état expérimental, il est d'ores et déjà possible d'utiliser ce système d'exploitation à la place du micrologiciel d'Apple. L'intérêt est qu'au delà de la possibilité de personnaliser l'appareil, il est possible par exemple de lire des vidéos avec des iPod de quatrième génération ne gérant pas nativement la vidéo.
Il est aussi intéressant de noter que Rockbox, le firmware originalement développé pour Archos puis développé ensuite sur de nombreux autres appareils musicaux, permet l'ajout de nombreuses options aux iPod de plusieurs générations. Les ajouts de ce système sont généralement fort similaires à celles d'iPodLinux.
Depuis la seconde génération d'iPof nano, la sixième d'iPod classic, utilise un micrologiciel crypté, les systèmes d'exploitation alternatifs n'ont donc pas pu être portés sur ces plates-formes.
iTunes Store et DRM [modifier]
L'iTunes Music Store, devenu en septembre 2006 l'iTunes Store, est un service d’achat, entre autres, de musiques en ligne proposé par Apple Inc. et accessible uniquement par le logiciel iTunes. Lancé le 29 avril 2003 aux USA, puis étendu depuis à plusieurs pays, il permet d'acheter des chansons individuelles au prix de 0,99 US$, ou (TVA incluse) 1,29 $, 1,69 AU$, 1,79 NZ$, 0,99 €, ou 0,79 £.
Aucun baladeur numérique hormis les iPods ne supportent les DRM utilisés, ainsi seul les iPods sont capable de libre les contenus achetés sur l'iTunes Store. Les pistes audio achetées sur l'iTunes Store sont au format AAC et étaient jusqu'en avril 2009 protégées par le DRM FairPlay[62]. Ce dernier permet d'autoriser cinq ordinateurs et un nombre illimité d'iPod à lire ces fichiers. Graver les pistes sur un CD, puis les recompresser, permet de créer des fichiers sans DRM. La qualité est cependant moins bonne qu'a l'origine à cause de la perte liée au ré-encodage.
Suite à un contrat avec l'un des majors du disque, EMI, Apple lance iTunes Plus. Dans cette catégorie de l'iTunes Store, les chansons y sont sans DRM et de meilleure qualités mais aussi plus chères 1,29 € en Europe et 1,29 $ aux USA, soit 30 cents/centimes de plus qu'une chanson avec DRM. Le 17 octobre 2007, Apple ramène le prix des chansons iTunes Plus au niveau des chansons « normales ». Le 6 janvier 2009, Apple annonce, que les DRM ont été retiré de 80% des chansons du catalogue et le 7 avril 2009 la transition a été achevé, depuis la totalité du catalogue audio est libre de tout DRM[62].
Les iPods ne sont pas capables de jouer de la musique de boutiques concurrentes qui utilise un autre DRM tel que le Windows Media DRM de Microsoft, comme il est/était le cas par exemple chez Fnacmusic, VirginMega ou e-Compil.
Avec la disparition progressive des DRM, le choix dans l'offre pour l'achat de fichiers compatibles iPod se voit élargie.
L'arrivée de l'iPhone et de l'iPod touch, amène Apple à ouvrir le 5 septembre 2007, l’iTunes Music Store. Cette version de l'iTunes Store permet aux possesseurs d'iPhone et d'iPod touch d'acheter de la musique et de télécharger des podcats directement sur leurs appareils. Initialement, l'utilisateur devait être connecté à un réseau WiFi afin de pouvoir entrer dans le store, d'où son nom initial d’iTunes WiFi Music Store. Cependant, lors de la MacWorld 2009, Apple a publié une mise à jour pour le logiciel, qui permet aux iPhones d'accéder au Store lorsqu'ils utilisent les réseaux EDGE et 3G. Néanmoins seuls les fichiers de tailles inférieures à 10 Mo y sont alors téléchargeable[63].
Les jeu [modifier]
Certains iPods proposent des jeux vidéo dans leurs fonctionnalités ; l'iPod originel embarque pour sa part, le jeu Brick (initialement développé par le co-fondateur d'Apple Steve Wozniak) et Easter egg. Des mises à jour ultérieures du micrologiciel l'incluent dans le le menu option. Les générations suivantes d'iPods apportent trois jeux supplémentaires : Parachute, le Solitaire, le Quizz musical.
La septième version d'iTunes parue en septembre 2006, ajoute à l'iTunes Store l'achat de jeux compatibles avec la cinquième génération d'iPod[64]. On y trouvait par exemple, un jeu de Mah-jong, Pac-Man, Tetris. À ces jeux se sont ajoutés d'autres, compatibles avec les iPods classic (cinquième et sixième génération) et nano (troisième et quatrième génration).
L'arrivée du kit de développement (SDK) pour l'iPhone OS, a fait exploser l'offre de jeu et applications disponibles pour iPods. Le 24 avril 2009, Apple annonce avoir vendu sur l'App Store plus d'un milliard d'application (jeux inclus). Aujourd'hui, plus de 50 000 applications y sont disponible gratuitement ou à la vente[65].
Bien qu'il existe un Kit de développement pour l'iPhone OS, facilitant la sortie de jeux pour cette plate-forme, il n'en existe pas pour les iPods classic et nano[66]. Les jeux développé avec le SDK ne sont compatible qu'avec l'iPhone OS et les jeux à Click Wheel ne sont pas compatible avec l'iPhone OS.
Stockage et transfert de données [modifier]
Tout les iPods, à l'exception du modèle Touch, peuvent fonctionner en mode « disque » comme un périphérique de stockage en masse afin d'y stocker des fichiers de tous types[67]. Lorsque l'iPod est formaté sous Mac OS X, il utilise le système de fichiers HFS+ permettant de l'utiliser comme disque de démarrage (bootdisk)[68], contrairement aux iPods formaté sous Windows qui utilise eux le système FAT32. L'iPod shuffle fait exception à cette règle en utilisant quelque soit le système d'exploitation, le FAT32[69].
Contrairement à bon nombre d'autres baladeurs numériques, la simple copie de fichier audio et vidéo dans le lecteur, sans outil spécifique, ne permettra pas à l'iPod d'y accéder et donc de lire le contenu. L'utilisateur, doit utiliser un logiciel dédié tel que iTunes ou ses alternatives, pour que l'iPod puisse lire les fichiers (dans la limite des fichiers compatibles).
Les fichiers multimédias sont stockés dans un dossier caché et sont liés à un fichier de base de donnée propriétaire. L'accès aux données cachées est possible en activant dans le système de l'ordinateur l'affichage des fichiers cachés.
Accessoires [modifier]
Lors de l'achat, les iPods sont en général accompagnés du strict minimum nécessaire à leur utilisation normale. Il s'est donc développé un environnement d'accessoires en tout genre majoritairement produits par des compagnies tiers mais aussi en moindre mesure par Apple. Le marché est décrit par certain comme l'écosystème de l'iPod[70]. Certains accessoires apportent des fonctionnalités existantes sur d'autre baladeurs numériques tel qu'un tuner FM, un dictaphone, une télécommande filaire ou une sortie AV/TV. D'autres accessoires permettent d'ajouter des fonctions particulières comme l'iPod camera connector ou le podomètre Nike+iPod. Enfin on retrouve des accessoires plus communs comme des enceintes, des housses, des coques et des télécommandes sans-fil.
Afin de développer et d'entretenir l'écosystème de ses iPods, Apple a lancé son programme Made for iPod en 2005[71]. Ce programme permet aux concepteurs d'accessoires d'avoir accès à certaines documentations techniques ainsi qu'aux composants nécessaires à des utilisations spécifiques. Ce programme se fait sous le couvert d'un accord de non divulgation, et s'accompagne de royalties pour Apple pour l'utilisation de composant propriétaire comme le dock connector. En septembre 2008, cet écosystème est constitué de plus de 5 000 accessoires.
Aux Etats-Unis, où l'iPod est fortement implanté sur le marché, en représentant 70% des ventes de baladeurs numériques, 90% des voitures proposent une intégration pour l'iPod[72].
Ventes et parts de marché [modifier]
L'iPod est pour Apple un réussite commerciale ; il est aujourd'hui le baladeur numérique le plus vendu au monde et, surtout aux États-Unis, dans une situation de quasi-monopole. En octobre 2004, il dominait largement le marché étatsunien avec 92 % (82% en 2003) des ventes de baladeurs numériques à disque dur et 70 % du marché total[73]. Pour la même année, la présence d'Apple sur le marché mondial des baladeurs numériques est estimé à 21 %, toujours leader devant Creative (11 %) et iRiver (9 %). En 2005, les estimations attribuent à l'iPod, 26 % du marché mondial toujours devant Creative et iRiver[74]. En Europe, en 2007, selon GfK, l'iPod disposait de 27 % des parts de marché[75], tandis qu'aux USA, en juillet 2008, l'iPod représentait 73 % des ventes de baladeurs numérique[72].
En janvier 2007, Apple annonçait un chiffre d'affaires record de 7,1 milliards d'US$ pour son premier trimestre fiscal (octobre-décembre de l'année précédente)[76], dont 48 % résulte des ventes d'iPods. Pour la même période, en 2007, bien que le chiffre d'affaires augmente, la part des ventes d'iPods tend, elle, à diminuer ; cette tendance se confirme aux cours des trimestres qui suivent. Cette information tend a rassurer les investisseurs puisqu'elle rend les revenus de la firmes moins dépendants de l'iPod. Pour le dernier trimestre fiscal de 2008 (juillet-septembre), 86 % des revenus de la firme provenait de source autres que la vente d'iPods. Cependant, les premiers trimestres fiscaux, qui incluent la période de Noël, restent les plus importants pour Apple, avec des chiffres d'affaires qui sont plus de deux fois plus important que le reste de l'année. Les ventes d'iPods y sont là plus importantes en nombre mais aussi en part dans les revenus, avec encore lors du premier trimestre fiscal de 2009, 33 % des revenus issus de la vente d'iPods[77],[78].
Les iPods produisent un effet de halo sur les produits Apple, en effet les utilisateurs d'iPod ont plus tendance à acheter d'autres produits Apple tel qu'un macintosh[79].
En 2009, Apple a vendu plus de 206 millions d'iPod, tous modèles confondus (voir graphique) ; il est le baladeur numérique le plus vendu au monde. Eli Harari, CEO de SanDisk, actuel second et bien en retrait sur le marché des baladeurs numérique aux États-Unis, reconnaît, en juin 2009, la « victoire » de l'iPod sur le marché : « You can't out-iPod the iPod. », « On ne peut pas déloger l'iPod »[80].
Influence [modifier]
Les iPods ont été plusieurs fois distingués pour leur design, notamment remportant de multiple fois le red dot design award Product Design, ainsi que le red dot Best of the best[81]. Pour le design de l'iPod, Jonathan Ive se voit décerné la Médaille du Président, de la Royal Academy of Engineering[82].
Les iPods donnent de manière générale une bonne impression aux testeurs, principalement pour leur aspect et design très sobre ainsi que pour leur simplicité d'utilisation. Certain secteurs industriels retravaillent leurs produits afin qu'ils s'accordent et fonctionnent mieux avec les iPods et le format audio AAC. C'est le cas par exemple pour les protections contre la copie des CD[83] ou des téléphones portables tels que les Sony Ericsson et les Nokia qui lisent le AAC plutôt que le WMA.
Afin de créer un écosystème pour les iPods, Apple a créé le programme Made for iPod qui permet aux constructeurs tiers d'accéder à des informations techniques et d'obtenir des certifications pour les accessoires qui sont destinés à être utilisé avec un iPod.

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